Fin 1969, naissait à Belfort un groupe qui allait devenir en quelques années, un des plus grands du rock français. L’aventure a débuté avec « La fantastique épopée du Général Machin » puis, devant un succès grandissant, ont suivi « Caricatures », « Le cimetière des Arlequins », « Au-delà du délire », « Emile Jacotey », « Par les Fils de Mandrin », etc… A cette époque où les anglo-saxons de Pink Floyd, Genesis ou autre King Crimson étaient les fleurons du rock progressif, nous goûtions côté français, à la musique et aux paroles d’Ange, avec un engouement qui allait croissant. Une théâtralité très présente, du texte à l’imagination débordante finement manié avec poésie, nous menaient tout droit au rêve. Telle était la recette de chacun des albums. Cinq musiciens faisaient alors partie du navire : Christian Décamps au chant et clavier, Francis Décamps au clavier, Jean-Michel Brézovar à la guitare, Daniel Haas à la basse et Gérard Jelsch à la batterie.

L’année 1995 aura marqué la transition entre la première et seconde génération. Aujourd’hui, le navire vogue avec de nouveaux marins entourant Christian Décamps : Tristan Décamps au clavier, Hassan Hajdi à la guitare, Thierry Sidhoum à la basse et Benoît Cazzulini à la batterie. Pendant plus de dix ans, Caroline Crozat nous a apporté sa sensibilité féminine au chant, puis a quitté le groupe fin 2010. De nouveaux albums ont vu le jour, tels que « La voiture à eau », « Culinaire Lingus » ou encore « Souffleurs de vers » pour ne citer qu’eux. 2012 aura donné naissance au dernier cru, intitulé « Moyen-Âge ». C’est aussi le début d’une nouvelle tournée …

Contrairement à ce que l’on peut croire, Ange n’a jamais disparu de la scène française, ni même des bacs car le groupe n’a jamais cessé de produire. Seulement, ce sont les médias qui le boudent, ne le jugeant pas assez « dans le moule » et préférant sans doute s’approprier les musiques beaucoup plus commerciales et conformistes. Ange, c’est aussi plus de 3 millions d’albums vendus, 6 disques d’or, des salles de spectacle combles où il a laissé son éternelle empreinte comme le Palais des Sports en 74, le Zénith en 87 et en 95 ou encore l’Olympia en 2000 et 2010. Nos voisins Anglais et Belges, entre autres, ont eu la chance d’assister à la magie des spectacles angéliques.

Comment parler d’Ange, sans parler d’UPDLM (Un Pied Dans La Marge) ? Association ayant pour but de promouvoir Ange, elle a été constituée en 1996 par une poignée de passionnés. Les adhérents sont des « Imbibés » (c’est plus fort et plus joli que « Fan »). Les Imbibés forment une grande famille se retrouvant aux concerts ou autre évènements, n’hésitant pas à parcourir de nombreux kilomètres … http://www.ange-updlm.com/

Pour ma part, fin 1969 est le moment que j’ai choisi pour quitter l’univers utérin. Et c'est 20 ans plus tard que j’ai découvert Ange, à l’occasion de la sortie de l’album « Sève qui Peut ». Depuis, je suis tombée dans la marmite et ne cesse de me régaler encore et toujours de l’œuvre angélique. Appareil photo en bandoulière, je me rends autant que je le peux (c’est-à-dire pas assez souvent) aux concerts où j’immortalise le temps et l’émotion qui passent …

Ange, c’est une passion qui se partage et je vous invite à visionner les quelques albums photos …